Le Système Monétaire: Analyse et nouvelle approche de régulation

Le Mardi 17 Mars 2015

Intervenants: 

Jean-François Serval, Président de Serval & Associés
Jean-Pascal Tranié, General Partner ALOE Groupe
Raphael Douady, Directeur académique du LabEx RéFi et  Research Director Riskdata

Présentation


Le G20 a renforcé le contrôle des risques en donnant plus de pouvoir aux « tours de contrôle » : FSB (financial stability board) et ses déclinaisons régionales (Europe) ou locale (France). Par ailleurs La commission européenne se donne 5 ans pour poursuivre la réforme de l’UEM pour préserver la stabilité de la monnaie unique et améliorer la convergence des politiques économiques, budgétaires et de marché du travail entre les États membres partageant la monnaie unique. « Le Système Monétaire » décrit dans l’ouvrage, pose les bases conceptuelles nécessaires à la construction d’un système plus stable que celui existant dont on sait qu’il n’a qu’une couverture partielle et néglige non seulement le shadow banking mais aussi  les effets contradictoires des règles prudentielles s’appliquant aux banques. L’ouvrage propose ainsi une vision globale des liens entre monnaie, organisation monétaire et système de régulation. Il cherche à clarifier l’articulation systémique entre analyse microéconomique et macroéconomique.


JF SERVAL et JP TRANIE démontreront qu’en élargissant l’observation à tous les états financiers de nouveaux agrégats (M5 et M6) de contrôles permettraient d’avoir une meilleures perception des risques consolidés et donc d’actions plus efficaces en période de surchauffe. ils ouvrent ainsi la voie à un modèle destiné à permettre une régulation moins « rigide » s’appuyant sur une plus forte responsabilisation des institutions financières et des marchés donc de leur efficacité. En dehors de la régulation des infrastructures, la régulation centrale par les autorités monétaires et financières n’interviendrait que si les retours de l’appareil d’information montraient des désordres dans la vitesse de rotation de la monnaie, les prix de transactions ou leur accumulation excessive. Par la constatation globale devenue possible de ces phénomènes et de leur interactions l’appareil statistique permettrait dès lors des politiques économiques plus adaptées en ne déclenchant des actions que lorsque nécessaire et directement sur les flux porteurs de richesses plutôt que sur les inventaires.  Les effets possibles des actions seront dès lors prévisibles et surtout susceptible de suivi et d’ajustement  en cas d’incertitude.  Elle permet par exemple de prendre la mesure des questions que soulèvent les politiques de QE, les variations de change ou du prix des matières  premières ainsi que des évènements géopolitiques imprévus et imprévisibles.