15/12/2010 - Les VaMPs au rapport ! - Reginfo Comme elle l'avait annoncé au mois de juillet dernier, l'AMF vient de publier un rapport complémentaire sur le gouvernement d'entreprise, la rémunération des dirigeants et le contrôle interne dans les valeurs petites et moyennes (capitalisation inférieure à 1 milliard d'euros).... Laurent ROUYRES
Comme elle l'avait annoncé au mois de juillet dernier, l'AMF vient de publier un rapport complémentaire sur le gouvernement d'entreprise, la rémunération des dirigeants et le contrôle interne dans les valeurs petites et moyennes (capitalisation inférieure à 1 milliard d'euros). C'est ici (PDF). Rappelons que l'association Middlenext a publié fin 2009 un code de gouvernement d'entreprise dédié aux VaMPs, lequel a été avalisé par l'AMF. Celle-ci se penche donc sur la première application de ce rapport et complète, comme à son habitude, les résultats de l'étude par des recommandations destinées à améliorer les pratiques observées.
L'échantillon comprend 30 sociétés dont 7 sociétés cotées sur le compartiment B d'Euronext et 23 sur le compartiment C qui toutes déclarent se référer au nouveau code de Middlenext, étant précisé que 27 d'entre elles utilisaient auparavant le code AFEP/MEDEF, tandis que les trois autres ne se référaient à aucun code.
Résultat ? Comme leurs grandes soeurs, les valeurs petites et moyennes ont encore des progrès à faire. L'AMF note en effet que les résultats de l'étude sont « encourageants » tant en termes de pratiques que d'information délivrée. Mais elle relève plusieurs points d'amélioration.
Sur le gouvernement d'entreprise. Certaines sociétés écartent des dispositions du code en alléguant de leur petite taille. L'objection ne tient pas aux yeux de l'AMF puisque, précisément, le code est dédié aux valeurs petites et moyennes. Elle attire l'attention par ailleurs sur l'importance de mentionner dans le rapport que le conseil a pris connaissance des points de vigilance, c'est-à-dire des principales questions que le conseil doit aborder en matière de gouvernance. Elle propose au passage, mais à titre de simple piste de réflexion, que le rapport rende compte de l'appréciation du conseil sur ces points de vigilance. Elle recommande également de respecter plus attentivement les préconisations relatives aux administrateurs indépendants et au comité d'audit. Elle précise enfin la nécessité de rédiger un règlement du conseil et de mettre en place un système d'auto-évaluation dudit conseil.
Sur la rémunération des dirigeants. Un effort de transparence est à faire dans la présentation de l'information sous forme de tableau dans la partie du document de référence relative à la rémunération des mandataires sociaux. Par ailleurs, il s'agit de mieux expliciter les modalités de détermination et de versement des indemnités de départ, de la partie variable de la rémunération, de l'attribution d'actions gratuites ou de l'exercice des stocks options. De même, l'AMF dercommande de mieux expliquer les raisons précises du maintient du contrat de travail en cas de cumul avec un mandat social.
06/12/2010 - RSE, l'AMF publie ses premières recommandations ! - Reginfo L'AMF a publié le 2 décembre un rapport sur l'information délivrée par les sociétés cotées en matière de responsabilité sociale et environnementale, assorti de recommandations. Voilà qui devrait permettre aux entreprises de bénéficier enfin d'un cadre susceptible de les guider... Laurent ROUYRES
L'AMF a publié le 2 décembre un rapport sur l'information délivrée par les sociétés cotées en matière de responsabilité sociale et environnementale, assorti de recommandations. Voilà qui devrait permettre aux entreprises de bénéficier enfin d'un cadre susceptible de les guider dans la rédaction de leur information et renforcer ainsi la comparabilité et la transparence des données publiées.
Il était très attendu, le voici ! Le rapport de l'AMF sur l'information publiée par les sociétés cotées en matière sociale et environnementale en 2009 vient de sortir. Il est ici. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le document est roboratif, 46 pages denses rassemblant les résultats de l'étude menée auprès de 30 groupes du SBF 120, un précieux rappel de l'état actuel de la réglementation (de la NRE aux récents Grenelle 1 et 2) et une liste de recommandations pour améliorer l'information délivrée.
Trop de supports, de référentiels et d'indicateurs différents
Les résultats de l'étude montrent que les sociétés cotées se plient volontiers à l'exercice. Toutes les sociétés de l'échantillon présentent en effet une information sociale et environnementale, certaines d'entre elles allant même au-delà de leur obligation légale de reporting. Là où les choses se corsent, c'est au niveau de la lisibilité, de l'accessibilité et de la comparabilité des données produites. Les entreprises, relève l'AMF, utilisent de nombreux supports (documents de référence, annexe au rapport de gestion, rapport ad hoc, sites internet, rapports dédiés aux analystes) ce qui ne facilite pas la lisibilité des données. Elles ne sont que 37% à produire une table de concordance permettant au lecteur de s'y retrouver dans les thèmes du décret d'application de la loi NRE. De même, elles se réfèrent à des référentiels différents, internes ou externes, multiplient les indicateurs (plus de 30 indicateurs de nature non financière), selon des méthodes de calcul qui varient d'un groupe à l'autre pour un même indicateur etc--/p>
Six recommandations pour améliorer la transparence
Bref, il convient d'ordonner tout ceci pour faciliter l'accès à l'information et la comparabilité, tant au sein de la même société sur plusieurs exercices qu'entre les différentes entreprises. C'est pourquoi l'AMF émet 6 recommandations destinées à améliorer la présentation de l'information en matière sociale et environnementale, sur la base des « défauts » qu'elle a relevés dans le cadre de son étude. Celles-ci sont évidement circonstanciées et détaillées. Nous nous contenterons ici d'en extraire les idée-force.
En guise de conclusion, l'AMF note « qu'une standardisation accrue de l'information demandée aux sociétés permettrait d'accroître la lisibilité et la comparabilité des documents produits par celles-ci ». C'est pourquoi elle propose de poursuivre les travaux dans deux directions. D'abord, la conception d'indicateurs extra-financiers de performance avec tous les acteurs de la place concernés. Ensuite, l'élaboration d'un guide pratique en faveur des PME pour les aider à être plus transparente en matière d'information RSE.
Andréa Bonhoure
02/12/2010 - Jean-Pierre Jouyet plaide pour une plus grande transparence sur les marchés - Reginfo Les traditionnels entretiens annuels de l'AMF se sont déroulés le 25 novembre dernier, non plus au Palais Brongniart comme il était d'usage jusqu'à présent, mais au 46 de la rue Cambon. Deux tables rondes ont animé cette matinée. La première... Laurent ROUYRES
Les traditionnels entretiens annuels de l'AMF se sont déroulés le 25 novembre dernier, non plus au Palais Brongniart comme il était d'usage jusqu'à présent, mais au 46 de la rue Cambon. Deux tables rondes ont animé cette matinée. La première était consacrée à l'évolution de la régulation financière en Europe, la seconde au grand sujet de préoccupation de l'AMF en ce moment, à savoir la commercialisation des produits financiers. Les émetteurs et l'information financière n'étaient donc pas au c½ur des débats cette année. Toutefois, dans son discours de clôture, le président de l'autorité, Jean-Pierre Jouyet, est revenu sur la directive MIF, laquelle avait occupé une place importante lors des Entretiens 2009. Nous en avions parlé ici . A l'époque, les émetteurs avaient fait observer les difficultés qu'ils rencontraient à suivre les mouvements sur leurs propres titres depuis l'émergence des nouvelles plateformes de négociation. D'une manière générale, le bilan d'application de la directive dressé par les intervenants, qu'ils soient émetteurs, banquiers ou investisseurs, s'était révélé très négatif. Alors que les travaux de refonte sont en cours à Bruxelles, Jean-Pierre Jouyet a dessiné les grandes lignes de la position française, en soulignant que l'amélioration du fonctionnement des marchés financiers figurait parmi les priorités du G20.
Les émetteurs doivent savoir ce qui se passe sur leurs titres !
« En Europe, nous devons être au clair sur ce que nous voulons faire de nos marchés, a expliqué le président de l'AMF. En tant que régulateur, ma priorité est de m'assurer que le marché soit le lieu de rencontre entre l'émetteur et l'investisseur et qu'il finance correctement l'économie réelle. Or à cet égard, le bilan de la directive MIF est très mitigé. Nos entretiens de l'an dernier l'avaient déjà montré. La MIF a conduit à une concurrence désordonnée entre lieux d'exécution des ordres, à une fragmentation de la liquidité et à plus d'opacité sur les transactions. Que les émetteurs, eux mêmes, ne sachent plus ce qui se passe sur leurs titres est assez grave. Quant à l'investisseur, il reste confronté à des coûts élevés. Il faut donc revenir aux fondamentaux : transparence et équité. C'est pourquoi nous demandons à la faveur de la révision de la directive MIF une équité de traitement entre les différentes places d'exécution et que les zones de non droit restent limitées ».
24/11/2010 - L'observatoire 2010 de l'information financière est sorti ! - Reginfo Comme chaque année depuis 2005, Labrador a analysé les documents de référence de l'ensemble des sociétés du SBF 120 . Voici les principaux changements constatés en 2010 : - Le document de référence a augmenté de 19 pages en moyenne... Laurent ROUYRES
Comme chaque année depuis 2005, Labrador a analysé les documents de référence de l'ensemble des sociétés du SBF 120 . Voici les principaux changements constatés en 2010 :
Les évolutions réglementaires attendues pour 2011. L'AMF vient de publier sa recommandation en vue de l'arrêté des comptes 2010, sur laquelle nous reviendrons, ainsi qu'une position sur les indicateurs. On attend également la publication début décembre de précisions en ce qui concerne les informations relatives au développement durable. Par ailleurs, le train de réforme des normes IFRS mis en ½uvre par l'IASB dans le cadre du programme de convergence avec le FASB va commencer à se concrétiser. Plusieurs normes sont attendues entre la fin de cette année et le 30 juin prochain, dont celles relatives aux instruments financiers, aux contrats de location, contrats d'assurances, chiffre d'affaires et consolidation.
Labrador profite de l'occasion pour rappeler que le document idéal doit être accessible, précis, comparable et disponible pour ne plus être seulement une formalité à remplir, mais aussi un outil valorisant la société auprès de tous les lecteurs qu'ils soient analystes, investisseurs, actionnaires, clients ou salariés !
Andréa Bonhoure
Dirigeants, gare aux manquement d'initiés !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef013489166fa7970c 2010-11-17T16:33:00+01:00 2010-11-18T10:24:58+01:00 L'AMF vient de publier une recommandation, sous forme de guide, destiné à prévenir les manquements d'initiés imputables aux dirigeants de société
17/11/2010 - Dirigeants, gare aux manquement d'initiés ! - Reginfo L'AMF vient de publier une recommandation, sous forme de guide, destiné à prévenir les manquements d'initiés imputables aux dirigeants de société. Celle-ci a été rédigée en collaboration avec les associations professionnelles (AFEP, ANSA etc--, les avocats, les établissements financiers, les... Laurent ROUYRES
D'entrée de jeu, l'AMF donne le ton : « Dans tous les cas, compte tenu de leurs fonctions et responsabilités, les dirigeants doivent faire preuve d'éthique et d'une grande rigueur dans la gestion de leur participation au capital de la société, afin d'éviter « toute apparence d'impropriété » dans les transactions qu'ils peuvent être amenés à réaliser. Cette règle pourrait se résumer ainsi : plus on monte dans la hiérarchie et plus on doit être insoupçonnable. Il est donc attendu des dirigeants un comportement exemplaire ».
C'est ainsi que le guide commence par rappeler les obligations des dirigeants en la matière, notamment au regard de la jurisprudence récente de la Cour de justice de l'Union européenne. Dans l'arrêt Spector du 23 décembre 2009, la Cour a en effet rappelé que le manquement d'initié avait un caractère objectif reposant sur une présomption simple d'utilisation par le dirigeant d'une information d'initié. Mais, précisément, il ne s'agit que d'une présomption simple susceptible d'être renversée en apportant la preuve contraire. Dans cet esprit, l'AMF souligne que la mise en place de mesures de prévention des manquements d'initiés pourra être utilement invoquée, en cas de difficultés ultérieures, pour démontrer que le dirigeant ne s'est pas livré à une opération prohibée. On ne saurait mieux « vendre » l'intérêt de se conformer aux prescriptions du régulateur !
Qui sont les dirigeants concernés?
Toutes les sociétés cotées sur Euronext et Alternext et, au sein de celles-ci : - les dirigeants : les membres du conseil d'administration, du directoire, du conseil de surveillance, le directeur général, le directeur général unique, le directeur général délégué ou le gérant ; - les personnes assimilées à des dirigeants : toute autre personne qui a, d'une part, au sein de la société, le pouvoir de prendre des décisions de gestion concernant son évolution et sa stratégie, et a, d'autre part, un accès régulier à des informations privilégiées concernant directement ou indirectement cette société.
Quelles sont les mesures à mettre en oeuvre ?
Les mandats de gestion programmée sont recommandés
Précisons enfin que le mandat doit être rendu public lors de sa signature sur le site de la société.
Sécurité de l'information : une priorité pour Labrador
Andréa Bonhoure
10/11/2010 - Michel Barnier ouvre une réflexion sans tabou sur l'audit en Europe - Reginfo Lorsque le commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, a annoncé avant l'été la préparation d'un Livre vert sur l'audit et la crise, les auditeurs français étaient partagés. La perspective d'ouvrir un débat sur l'amélioration du contenu de leur mission... Laurent ROUYRES
Lorsque le commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, a annoncé avant l'été la préparation d'un Livre vert sur l'audit et la crise, les auditeurs français étaient partagés. La perspective d'ouvrir un débat sur l'amélioration du contenu de leur mission et l'harmonisation des règles au niveau européen leur semblait très positive. Dans le même temps, ils craignaient de se voir imposer de nouvelles contraintes en plus de celles définies au sortir de la crise précédente et touchant essentiellement au renforcement de leur indépendance.
Des sujets très polémiques
Au final, le Livre vert répond à leurs attentes, autant qu'il confirme leurs craintes. En l'espace de 23 pages, ce document soulève toutes les questions liées à l'audit, même les plus « politiquement incorrectes », autrement dit celles qui ne sont habituellement évoquées que dans le secret des relations entre les institutions de la profession et les politiques. Par exemple, le Livre vert note au sujet de la concentration du marché entre les mains de 4 grands acteurs mondiaux : « Avec la consolidation du segment supérieur du marché, la désignation d'une société «Big Four» en tant qu'auditeur d'une entreprise semble procurer un niveau plus élevé de «confort». La Commission souhaiterait néanmoins comprendre quelle est la part d'«image» et quelle part de cette réputation est réellement méritée ». Voilà qui ne va certainement pas enchanter les intéressés. Autre question très polémique, celle relative à l'opportunité d'instaurer une rotation des cabinets et non pas seulement des associés signataires. Gageons que sur ce point, auditeurs et entreprises feront cause commune pour expliquer à la commission les difficultés que soulèveraient un changement régulier d'auditeurs. Plus inédit, le livre vert se demande s'il ne serait pas opportun de créer un système spécifique pour les entreprises industrielles et financières de taille à engendrer un risque systémique. Il s'agirait de faire désigner et rémunérer leurs contrôleurs par un organisme public. Une manière de répondre à la vieille objection sur le problème d'indépendance que soulève le fait pour un contrôlé de rémunérer son contrôleur. Les auteurs du Livre vert apparaissent également soucieux de répondre aux attentes très fortes de simplification des obligations pesant sur les PME. D'où la question de savoir s'il ne conviendrait pas d'adapter l'audit à la taille des sociétés, voire de dispenser les PME d'un contrôle légal obligatoire de leurs comptes. Gageons que vont s'opposer de nouveau les partisans de la sécurité des investisseurs, méfiants à l'idée de créer des régimes réglementaires « allégés » et les défenseurs des PME qui dénoncent régulièrement des règles taillées pour les grands groupes et, partant, inadaptées aux autres entreprises.
Renforcer la valeur ajoutée de l'audit
Andréa Bonhoure
2010-11-02T17:10:51+01:00
02/11/2010 - Offres publiques : changement de régime ! - Reginfo Nous vous en parlions depuis plusieurs mois, cette fois c'est fait ! La loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre dernier, publiée au Journal officiel du 23 octobre vient d'abaisser du tiers à 30% du capital ou des... Laurent ROUYRES
Nous vous en parlions depuis plusieurs mois, cette fois c'est fait ! La loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre dernier, publiée au Journal officiel du 23 octobre vient d'abaisser du tiers à 30% du capital ou des droits de vote le seuil de déclenchement de l'un des cas d'offre publique obligatoire. Il s'agit de l'hypothèse dite de « vitesse d'acquisition » dans laquelle un actionnaire détient plus du tiers du capital ou des droits de vote et augmente en moins de 12 mois consécutifs sa participation d'au moins 2%. Voilà qui devrait inciter l'AMF à ramener également à 30% le seuil des autres offres obligatoires défini dans son règlement.
La France s'aligne sur ses voisins européens
Il n'est pas inutile de rappeler que cette réforme vient de loin puisque l'idée en a été lancée par l'Autorité des marchés financiers à l'occasion du rapport de Bernard Field sur les franchissements de seuil publié en octobre 2008. En mai 2009, l'AMF avait lancé une consultation sur l'abaissement du seuil des offres publiques obligatoires, laquelle avait suscité des réactions très mitigées . Sur les 23 réponses reçues, 11 étaient opposées à l'abaissement, invoquant principalement la difficulté de constituer un actionnariat de référence stable en-dessous de la minorité de blocage ou encore s'interrogeant sur le sort des actionnaires détenant, au moment de la réforme, entre 30% et un tiers du capital. A l'inverse, les partisans de l'abaissement invoquaient l'intérêt de s'aligner sur les autres Etats de l'Union. Ce dernier argument semble l'avoir emporté aux yeux du législateur qui relève l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède ont opté pour le seuil de 30%.
Par ailleurs, les titres pris en compte pour le calcul de ce seuil ont été alignés par la loi de régulation bancaire et financière sur le nouveau régime des franchissements de seuil. Le Sénat a même élargi la liste initiale, réduite aux titres correspondant à un contrôle effectif et actuel, afin de lutter plus efficacement contre les prises de contrôle rampantes. Sont donc concernés les titres évoqués aux articles L233-7 et L233-9 du code de commerce, à charge pour l'AMF de préciser la liste des instruments prévus au 4 de l'article L233-9. Voir à ce sujet l'excellent rapport présenté par Philippe Marini au nom de la commission des finances du Sénat le 14 septembre dernier.
Un nouveau système d'offre obligatoire sur Alternext
Andréa Bonhoure
19/10/2010 - L'AMF renforcée dans son pouvoir de sanction - Reginfo Le Parlement a adopté la loi de régulation bancaire et financière. L'AMF est conforté dans son pouvoir de sanction et obtient le pouvoir de transiger Laurent ROUYRES
La route des class action américaines définitivement barrée aux étrangers ?
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133f4fc5e41970b 2010-10-11T18:14:40+02:00 2010-10-11T18:14:40+02:00 La décision est tombée dans une relative indifférence la semaine dernière : la class action dirigée contre la Société Générale a été déclarée irrecevable par la justice américaine
Les deux s½urs de Warren Buffett au c½ur de la Transparence
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133f4bf63dc970b 2010-09-30T20:25:31+02:00 2010-09-30T20:59:09+02:00 Pour la deuxième année consécutive, Labrador publie le résultat de son étude sur la Transparence des sociétés cotées, en partenariat avec Sciences Po.
Pour la deuxième année consécutive, Labrador publie le résultat de son étude sur la Transparence des sociétés cotées, en partenariat avec Sciences Po. Comme annoncé lors de la précédente édition, le cru 2010 a été couronné par une cérémonie de remise de trophées.
Warren Buffett et ses soeurs
La communication en butte à la complexité
Onze sociétés récompensées !
Nous adressons nos félicitations à l'ensemble de leurs équipes car ces prix récompensent un travail essentiellement collectif !
Les sociétés transférées sur Alternext peuvent abandonner les IFRS tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133f4a00450970b 2010-09-27T16:39:57+02:00
Quelle est votre vision de l'actionnariat salarié ?
Associer capital et travail, l'idée était encore en vogue au début des années 2000 et elle retrouve un intérêt avec la prise de conscience, par les entreprises, de leur responsabilité sociale à l'égard de leurs salariés.
Le discours reposait jusqu'à peu sur un actionnariat salarié, véritable levier qui devait jouer un rôle fédérateur autour de la stratégie de l'entreprise :
- en associant les salariés à la performance collective ; - en renforçant la culture de résultats ; - et en développant leur éducation financière et boursière.
Mais le contexte a changé et le discours sur l'actionnariat salarié qui reposait aussi sur un potentiel d'enrichissement individuel a perdu de sa force depuis les dernières crises boursières.
Que faudrait-il faire pour relancer le processus ?
Si cette approche purement financière ne suffit plus aux salariés, il faut certes revoir les outils, mais aussi déplacer le champ de la proposition vers ce qui peut les intéresser, à savoir disposer d'un véritable poids dans les processus décisionnels.
A défaut, le risque est grand que le choix fait par les petits actionnaires soit plutôt de l'ordre de la fédération de défense plutôt que de l'association, avec un objectif de lutte plutôt que de participation.
En effet, les crises de Gouvernance récentes ont fait bouger les frontières et laissent clairement apparaître qu'un actionnariat salarié à moins de 3% ne pèse pas dans les décisions de l'entreprise, et que pour être efficace, il devrait se situer aux environs de 5 à 10%.
Au-delà, le changement provoqué peut être brutal car on entrerait dans une logique de co-entreprenariat, surtout lorsqu'on atteint des sommets entre 15 et 30%. Dès lors, c'est du domaine de l'économie sociale et de la coopérative de production, et ce n'est pas notre propos.
Mais un actionnariat salarié à 5-10% génère toujours un sentiment plus fort de responsabilité, et les entreprises ont les moyens d'atteindre ces taux. Ce qui pourrait être considéré par un risque pour certains, pourrait se révéler être le geste attendu pour redonner du sens à l'actionnariat salarié par les autres.
Travaux réglementaires : Une rentrée riche en débats !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef01348731387c970c 2010-09-17T10:02:00+02:00 2010-09-20T16:43:51+02:00 La rentrée réglementaire 2010 sur les marchés financiers: l'Europe se dirige vers une supervision financière intégrée; le Sénat et la Parlement français vont examiner le projet de loi de régulation financière et bancaire; l'IASB et le FASB préparent la refonte des normes IFRS.
10/09/2010 - Travaux réglementaires : Une rentrée riche en débats ! - Reginfo La rentrée réglementaire 2010 sur les marchés financiers: l'Europe se dirige vers une supervision financière intégrée; le Sénat et la Parlement français vont examiner le projet de loi de régulation financière et bancaire; l'IASB et le FASB préparent la refonte des normes IFRS. Laurent ROUYRES
Comme chaque année, la rentrée comporte sa liste de grands travaux réglementaires à suivre. Difficile d'en dresser une liste exhaustive, tant ils sont nombreux. Quelques chantiers toutefois méritent une attention particulière.
Il y a d'abord l'Europe qui met la dernière main à la réforme de la supervision financière dans le prolongement des enseignements tirés de la crise des supbrimes. L'accord enfin trouvé entre le Conseil et le Parlement européen le 2 septembre dernier a été avalisé par les ministres des finances réunis du conseil Ecofin extraordinaire du 7 septembre. La réforme devrait entrer en application dès 2011. En substance, les trois comités techniques actuels en charge des assurances (CEIOPS), des marchés (CESR) et des banques (CEBS) vont prendre du galon et constituer ainsi l'amorce d'une supervision financière intégrée. Si les autorités nationales conservent l'essentiel de leurs pouvoirs, les nouvelles autorités européennes pourront toutefois interdire à titre transitoire les produits qu'elles jugent dangereux et exercer par ailleurs des pouvoirs contraignants sur les régulateurs nationaux dans certaines circonstances, à cette réserve près que leurs décisions ne devront pas être susceptibles d'avoir un impact budgétaire sur les Etats concernés. Une limite dont l'importance dépendra de l'interprétation plus ou moins extensive qui sera faite des textes. Par ailleurs, un Comité européen du risque systémique est institué. Composé essentiellement des banquiers centraux, il aura une mission de surveillance et d'alerte. Il reste aux autorités européennes à finaliser le dispositif. A suivre donc.
En France, la supervision financière est également en pleine refonte. Le projet de loi de régulation bancaireet financière est en cours d'examen au Parlement. Adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 10 juin 2010, il sera examiné à l'automne par le Sénat. Pour mémoire, le texte contient une réforme des offres publiques. Ainsi, pour éviter les prises de contrôle rampantes, le projet étend le champ des titres pris en compte pour le dépôt d'une offre obligatoire. Il précise également le lien entre l'action de concert « offensive » et l'obligation d'offre publique, et il définit les critères du prix équitable. Par ailleurs, le projet met en place une procédure d'offre publique et de retrait obligatoire sur Alternext.
Andréa Bonhoure
Standardiser les notes d'opération pour renforcer l'attractivité de la Place
08/09/2010 - Standardiser les notes d'opération pour renforcer l'attractivité de la Place - Reginfo L'Association française des marchés financiers (AMAFI) a publié le 20 juillet dernier une note d'opération type pour les émissions d'OCEANE sans droit préférentiel de souscription et actualisé par ailleurs la note relative aux augmentations de capital avec DPS. Sylvie Dariosecq,... Laurent ROUYRES
Sylvie Dariosecq Directrice des affaires juridique de l'AMAFI
L'AMF s'invite dans les réflexions sur la gouvernance!
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef013485bb064d970c 2010-07-27T11:30:48+02:00 2010-07-27T11:30:48+02:00 Labrador analyse le rapport de l'AMF sur le gouvernement d'entreprise et la rémunération des dirigeants. Jean-Pierre Jouyet ne sera pas le notaire du MEDEF et de l'AFEP !
Jean-Pierre Jouyet l'a souligné à de multiples reprises depuis qu'il a pris ses fonctions à la tête de l'AMF : il ne se contentera pas de jouer les notaires en entérinant les décisions prises par le MEDEF et l'AFEP en matière de gouvernement d'entreprise. Au contraire, il entend que l'AMF soit une force de proposition susceptible d'inciter à développer les meilleures pratiques. Quitte à contrarier la place.
Le 7ème rapport sur le gouvernement d'entreprise et la rémunération des dirigeants qui vient d'être publié le 12 juillet, illustre clairement cette ambition. On y trouve en effet, au-delà de la traditionnelle analyse de conformité des sociétés cotées aux exigences législatives et réglementaires en matière de gouvernement d'entreprise - le bilan est plutôt positif -, une liste très détaillée de « recommandations » et de « pistes de réflexions ». Un vocabulaire soigneusement pesé. D'un côté la ferme insistance de la « recommandation », autrement dit du rappel aux textes et à la manière dont l'AMF entend qu'ils soient appliqués. De l'autre, les « pistes de réflexions », purement incitatives, certes, mais les incitations du régulateur, on le sait bien, sont un peu plus que de simples v½ux pieux ! Surtout lorsqu'ils sont appuyés par le législateur.
Il faut diversifier la composition des conseils
Voilà pour les pistes de réflexion. Les recommandations quant à elles sont au nombre d'une dizaine et rejoignent en partie les préoccupations évoquées au chapitre des réflexions, à savoir la diversité des conseils, le cumul des mandats, mais aussi la correcte application de la règle comply or explain, ou encore la question des administrateurs indépendants.
L'AMF émet de nouvelles recommandations sur les rémunérations
20/07/2010 - Le sprint des semestriels est lancé ! - Reginfo Le sprint des rapports financiers semestriels est lancé ! Labrador et Science Po révèlent quelques pistes d'amélioration de ce document considéré utile par les acteurs de place Laurent ROUYRES
Les tableaux des honoraires des auditeurs toujours aussi disparates !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133f240e77f970b 2010-07-15T08:30:00+02:00 2010-07-15T08:30:00+02:00 Labrador livre son analyse et fait l'état des lieux sur les tableaux des honoraires des auditeurs avant la sortie de la prochaine étude de l'AMF sur ce sujet
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0134855043a4970c 2010-07-09T11:04:21+02:00 2010-07-09T11:56:55+02:00 Deux diffuseurs ont été abusés par de faux communiqués visant à décrédibiliser Obama et faire pression sur les diffuseurs. Labrador réalise une enquête auprès des émetteurs
09/07/2010 - Alerte aux faux communiqués ! - Reginfo Deux diffuseurs ont été abusés par de faux communiqués visant à décrédibiliser Obama et faire pression sur les diffuseurs. Labrador réalise une enquête auprès des émetteurs Laurent ROUYRES
Cela fait longtemps que Labrador se préoccupe de la sécurité du transfert des informations réglementées contre les risques de fuites, de piratage ou encore d'usurpation d'identité. L'actualité récente nous donne raison, comme le révèle un article du Wall Street Journal daté du 22 juin dernier :
- Le 16 juin, le céréalier Général Mills annonce au marché que Barack Obama a demandé l'ouverture d'une enquête sur sa chaîne logistique. Le titre perd 3%. Le problème, c'est que le diffuseur --PRNews - a été abusé, Général Mills n'était pas l'auteur du communiqué.
- Deux jours plus tard, soit le 18 juin, c'est au tour de Javelin Pharmaceuticals d'annoncer que la Cour Suprême vient d'ordonner la scission des géants pharmaceutiques. Là encore, le communiqué, diffusé par BusinessWire, s'avérera être un faux.
Le FBI découvre très rapidement que les faux communiqués ont été rédigés et transmis aux diffuseurs par un néo-zélandais qui voulait décrédibiliser Barack Obama et, au passage, faire pression sur les diffuseurs de communiqués pour qu'ils améliorent leurs pratiques. L'histoire ne dit pas si l'image du président s'en est trouvée affectée, en revanche, BusinessWire a immédiatement annoncé qu'il n'accepterait plus aucun communiqué, fichier ou bons à tirer adressé par mail.
Ces deux affaires montrent l'importance d'être vigilant sur la sécurité des documents. En pratique, l'utilisation de pièces jointes au mail, pour envoyer des documents d'information réglementée avant leur publication, est à bannir. Il faut impérativement utiliser une plateforme sécurisée pour déposer, échanger ou modifier des fichiers.
A la demande de certains émetteurs et au vu du risque grandissant de fraude, nous avons adressé à l'ensemble d'entre vous un questionnaire anonyme afin d'identifier les zones à risque et de partager les meilleures parades. Certains d'entre vous ont déjà répondu et nous les en remercions.
Jean-Pierre Jouyet souligne l'urgence de se doter d'un régulateur européen tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef013485285582970c
02/07/2010 - Jean-Pierre Jouyet souligne l'urgence de se doter d'un régulateur européen - Reginfo Le président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, a présenté le 21 juin son rapport annuel à la presse. Sans surprise, la crise figure en tête des préoccupations. Certes, le bilan d'activité de l'année 2009 s'avère plutôt encourageant par rapport à 2008... Laurent ROUYRES
L'AMF dévoile ses attentes à l'égard des comités d'audit
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133f1e7a8a4970b 2010-06-28T17:25:36+02:00 2010-06-28T17:25:36+02:00 L'AMF a publié le 14 juin les conclusions (PDF) très attendues du groupe de travail présidé par Olivier Poupart-Lafarge, membre du collège, sur les comités d'audit. Le document est soumis à consultation jusqu'au 2 juillet. Il ne devrait pas susciter...
09/04/2010 - L'archivage est un métier - Reginfo L'archivage de documents financiers de sociétés cotées est un métier. Laurent Rouyrès, président de Labrador, expert de l'information réglementée, s'exprime sur la nécessité d'outils de recherche transversaux et internationaux pour la communauté financière Laurent ROUYRES
Accessibilité de l'information réglementée sur Internet : encore un effort !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0133ec60ae32970b 2010-04-01T11:49:23+02:00 2010-04-01T14:28:51+02:00 L'AMF a publié le 2 mars 2010 un Guide relatif au dépôt de l'information réglementée auprès de l'AMF et à sa diffusion. Occasion de rappeler aux émetteurs et aux diffuseurs professionnels un certain nombre de principes dans le typage de leurs communiqués.
01/04/2010 - Accessibilité de l'information réglementée sur Internet : encore un effort ! - Reginfo L'AMF a publié le 2 mars 2010 un Guide relatif au dépôt de l'information réglementée auprès de l'AMF et à sa diffusion. Occasion de rappeler aux émetteurs et aux diffuseurs professionnels un certain nombre de principes dans le typage de leurs communiqués. Laurent ROUYRES
Quelques rappels nécessaires
Le guide apporte plusieurs précisions importantes. Ainsi par exemple lorsqu'un document comporte plusieurs informations réglementées, il convient de lui affecter plusieurs types d'informations. Par ailleurs, il existe des dispenses de diffusion effective et intégrale pour 4 documents : le rapport annuel, le rapport semestriel, l'information financière trimestrielle et le rapport sur le gouvernement d'entreprise et le contrôle interne. Pour ceux-ci, la diffusion d'un communiqué précisant comment se procurer les documents en version intégrale est suffisante. L'AMF souligne néanmoins que cela ne dispense pas d'effectuer le dépôt des documents concernés auprès de ses services. En outre, elle rappelle qu'une société peut inclure plusieurs types d'informations réglementées dans un même document, elle est alors dispensée de publier ces informations sous forme séparée. Toutefois, le communiqué informant le public de cette publication doit préciser qu'il contient plusieurs informations réglementées. Par exemple, si la société publie dans le document de référence les honoraires des auditeurs légaux et le rapport sur le gouvernement d'entreprise et le contrôle interne, le communiqué devra préciser que le rapport inclut ces éléments.
Distinguer information périodique et permanente
La publication du guide 2010 mérite donc, on le voit, toute l'attention des émetteurs et des diffuseurs. Car il y a encore de sérieux efforts à accomplir pour atteindre les objectifs fixés par la directive Transparence sur la diffusion de l'information réglementée sur Internet.
Andréa Bonhoure
Un Small business Act européen--nfin !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef01310fd6929e970c 2010-03-25T10:04:00+01:00 2010-03-25T10:04:00+01:00 L'ancien secrétaire général du CESR, Fabrice Demarigny, vient de remettre à Christine Lagarde un rapport préconisant la création d'un statut des PME cotées européennes: les SMILEs.
25/03/2010 - Un Small business Act européen--nfin ! - Reginfo L'ancien secrétaire général du CESR, Fabrice Demarigny, vient de remettre à Christine Lagarde un rapport préconisant la création d'un statut des PME cotées européennes: les SMILEs
Le rapport est consultable ici Par ailleurs, nous vous recommandons de lire ou relire l'interview de Caroline Weber que nous avions réalisée il y a quelques semaines sur le code de gouvernance des valeurs petites et moyennes conçu par l'association Middlenext. L'une des propositions du rapport Demarigny consiste à encourager la conception de ce type de code adapté aux SMILEs.
Andréa Bonhoure
Comité d'audit : réforme ou révolution ? Entretien avec Daniel Lebègue, président de l'IFA
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef01310fb15d0e970c Découvrez les positions de Daniel Lebègue, président de l'IFA, concernant les comités d'audits.
Alors que les sociétés cotées appliquent pour la première fois cette année les dispositions de l'ordonnance du 8 décembre 2008, nous avons demandé à Daniel Lebègue, président de l'Institut Français des Administrateurs (IFA), de nous confier son analyse des changements opérés par cette réforme. Le président de l'IFA évoque également le sujet qui va faire l'actualité cette année : la composition des conseils d'administration.
Labrador : Les entreprises appliquent en ce moment pour la première fois l'ordonnance du 8 décembre 2008 sur les comités d'audit. L'IFA a, semble-t-il, déjà beaucoup travaillé sur le sujet pour venir en aide à ses adhérents.
Daniel Lebègue : Nous avons en effet produit 5 rapports en un peu plus d'un an : un guide des 100 bonnes pratiques à destination des comités d'audit, un rapport conjoint avec l'IFACI sur l'audit interne, un autre avec l'AMRAE sur la gestion des risques et un quatrième rapport sur les comités d'audit et les auditeurs externes, rédigé en coopération avec la Compagnie nationale des commissaires aux comptes et les 7 grands cabinets d'audit de la Place. Par ailleurs, notre commission juridique qui compte parmi ses membres de grands juristes comme Gérard Tavernier, ancien président du cabinet Gide ou encore Daniel Tricot ancien président de la chambre commerciale de la Cour de cassation, a rendu une position sur la responsabilité des administrateurs dans le cadre de l'ordonnance du 8 décembre.
Lors de la publication de cette ordonnance, un débat a surgi sur le point de savoir si elle allait ou non modifier en profondeur le droit et la pratique des comités d'audit en France. Quelle est votre position ?
Au départ, j'ai pensé que ce que prévoyait l'ordonnance quant aux missions et au mode de fonctionnement du comité d'audit correspondait à ce que nous faisions déjà. Aujourd'hui, j'aurais tendance à nuancer cette première réaction pour deux raisons. D'abord, c'est la première fois en France mais aussi en Europe qu'on légifère sur les comités d'audit, en reconnaissant leur rôle et en définissant leurs missions. Ce qui en renforce l'existence et les responsabilités. Ensuite, la crise a soulevé beaucoup de questions en matière de contrôle interne et de gestion des risques, de sorte qu'aujourd'hui les administrateurs y consacrent plus de temps. On peut donc penser que cette ordonnance aura des effets importants à long terme.
Pensez-vous que d'autres sujets vont occuper l'actualité dans les prochains mois ?
Je peux me tromper mais il me semble que le dossier des rémunérations est clos. Nous avons les textes, il faut désormais les appliquer. En revanche, la Commission et le Parlement européens réfléchissent actuellement à la question de savoir si les actionnaires pourraient se prononcer par un vote sur le package de rémunérations des dirigeants. C'est un débat qui fait rage aux Etats-Unis. De même qu'aux Etats-Unis et au Canada, on songe à permettre aux actionnaires de proposer eux-mêmes des administrateurs en assemblée. Voilà deux questions qui pourraient bien susciter également le débat en France dans les prochains mois.
Labrador Le Blog évolue
11/03/2010 - Labrador Le Blog évolue - Reginfo Enrichi de nouveaux contenus et de nouvelles fonctionnalités, il deviendra bientôt une base de connaissances de l'information réglementée. Laurent ROUYRES
Enrichi de nouveaux contenus et de nouvelles fonctionnalités, il deviendra bientôt une base de connaissances de l'information réglementée.
Offres publiques en 2009, un bien triste bilan
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef01310f8d0c72970c 2010-03-11T14:26:32+01:00 2010-03-12T09:55:03+01:00 Une étude sur les offres publiques publiée le 10 mars 2010 par le cabinet Ricol Lasteyrie montre que 2009 marque un coup d'arrêt: le nombre d'opérations a baissé d'un tiers par rapport à 2008.
11/03/2010 - Offres publiques en 2009, un bien triste bilan - Reginfo Une étude sur les offres publiques publiée le 10 mars 2010 par le cabinet Ricol Lasteyrie montre que 2009 marque un coup d'arrêt: le nombre d'opérations a baissé d'un tiers par rapport à 2008. Laurent ROUYRES
Dire que l'année 2009 n'a pas été un grand cru en matière d'opérations de marché relève du doux euphémisme. Encore faut-il, au-delà des impressions, se pencher sur les faits. Le cabinet Ricol Lasteyrie a eu la bonne idée de publier le 10 mars une étude sur les offres publiques en 2009.
L'étude révèle que seulement 27 offres publiques ont été soumises à l'AMF en 2009 contre 40 en 2008, soit une baisse d'un tiers. Mais les offres publiques n'ont pas seulement baissé en nombre, ce sont aussi les valorisations qui ont chuté. La totalité du capital visé par les offres publiques s'est élevé à 3 milliards d'euros contre 20 milliards l'année précédente. Et toutes les comparaisons sont à l'avenant. Ainsi, les auteurs de l'étude observent encore que les 5 plus grandes opérations en 2009 ont totalisé 333 millions d'euros contre 10,7 milliards un an plus tôt. De même, la première opération de 2009 par la taille --l'achat de 100% de Wavecom --équivaut à la cinquième en 2008 --GL Trade.
Au-delà des statistiques, déjà très parlantes, l'analyse qualitative des opérations est riche d'enseignements. Ainsi les auteurs notent-ils que les opérations réalisées avaient davantage pour objet de renforcer le pouvoir plutôt que de le prendre, ce dont témoigne le fait que seules 9 opérations ont été lancées par des tiers contre 19 par l'actionnaire de l'entreprise ou l'entreprise elle-même. Une situation qui s'explique par les difficultés du secteur bancaire qui ont compliqué les financements de croissance externe. Par ailleurs, certains actionnaires ont profité de la baisse des cours pour monter au capital, voire sortir les sociétés de la cote. C'est ainsi que 10 entreprises sont sorties de la cote : Distriborg, Léon de Bruxelles, Net2S, Evialis, Softway Medical, GDSA (ex-Billon), MeilleurTaux, EGTN, Provimi et IPO.
En conclusion, les auteurs de l'étude notent que 2009 marque clairement un coup d'arrêt par rapport aux années précédentes. Le fait le plus significatif à leurs yeux est l'absence totale d'opération d'envergure. «Nous sommes clairement dans un environnement de crise caractérisé par une forte perte de confiance. Celle-ci se traduit par la difficulté à établir des perspectives de croissance sur le moyen terme, la difficulté à concilier les cours de bourse et la valorisation intrinsèque des entreprises, enfin, la difficulté à obtenir des financements», explique Sonia Bonnet-Bernard.
Andrea Bonhoure
04/03/2010 - Sanctions AMF : une subvention publique comptabilisée trop tôt peut coûter cher ! - Reginfo La commission des sanctions de l'AMF vient de prononcer une décision intéressante dans une affaire de comptabilisation de subventions publiques. Elle est datée du 10 décembre dernier et a été mise en ligne sur le site du régulateur le 25 février. La décision étant anonymisée, nous ne savons pas de quelle société il s'agit, ni même dans quel compartiment elle est cotée. Toujours est-il qu'en 2007 l'AMF a ouvert une enquête sur le titre d'une société que nous appellerons X. C'est ainsi que la société X a été condamnée à une amende de 50 000 euros, son président à 30 000 euros et le responsable de la communication financière à 5 000 euros. Les commissaires aux comptes quant à eux ont été mis hors de cause. Sur la forme de la décision, on observera que les personnes physiques ainsi que la société ont été anonymisées. En effet, depuis 2009 la Commission des sanctions a tendance à anonymiser davantage ses décisions, à la demande des acteurs de la place et de leurs avocats. La publication des décisions de sanction reste la règle, mais la commission est consciente du danger que représente cette publication sous forme nominative sur Internet où tout droit à l'oubli est proscrit. C'est pourquoi elle a décidé de recourir davantage à l'anonymisation. Toutefois, cette anonymisation n'empêche pas forcément l'identification des sociétés et personnes concernées, parfois reconnaissables à travers leur description et l'énoncé des faits reprochés. La commission en est également consciente, ce dont témoigne le fait que dans la décision ici commentée, le secteur auquel appartient la société, le type de produit qu'elle fabrique, sa date de création et même le compartiment de cotation ne sont pas précisés. Une protection supplémentaire qui ne manquera pas de satisfaire les acteurs des marchés et leurs avocats
25/02/2010 - Directive MIF : l'heure du bilan (sévère) a sonné ! - Reginfo Le 17 février 2010, Bercy publie le rapport Fleuriot sur la Directive MIF. La concurrence et la baisse des prix sont certes au rendez-vous, mais au prix de l'efficience et de la transparence des transactions. Le rapport trace des pistes de réforme
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Andréa Bonhoure</p> <p style="text-align: justify;"><strong>Benoît de Juvigny</strong></p> <p style="text-align: justify;"><a href="http://www.reginfoleblog.com/.a/6a00d83448208853ef01310f290e91970c-pi" style="display: inline;"><img alt="Benoit de Juvigny - AMF" class="asset asset-image at-xid-6a00d83448208853ef01310f290e91970c " src="http://www.reginfoleblog.com/.a/6a00d83448208853ef01310f290e91970c-800wi" title="Benoit de Juvigny - AMF" border="0" /></a> <br> </p> <p style="text-align: justify;">Benoît de Juvigny a été nommé, à compter du 1er août 2006, Secrétaire Général Adjoint, en charge de la Direction des Emetteurs de l'Autorité des marchés financiers. M. de Juvigny a 51 ans. Diplômé d'HEC et de l'IEP de Paris, il est affecté à l'Inspection des Finances dès sa sortie de l'ENA en 1984. Après différents postes au sein du Ministère des Finances, il rejoint le Groupe Crédit Lyonnais en 1991 où il occupe différents postes dédiés au Corporate banking puis aux fusions-acquisitions à Paris et à Bruxelles. En 2000, Benoît de Juvigny intègre la Banque Hervet puis le Groupe HSBC-CCF où il est responsable de la stratégie avant d'être nommé Administrateur-Directeur de la Banque Dewaay à Bruxelles, banque privée et de gestion d'actifs au sein du Groupe HSBC. En octobre 2004, il rejoint l'Autorité des marchés financiers au poste de Chef du service des Prestataires et des produits d'épargne.</p></div>
Valeurs petites et moyennes, enfin une gouvernance sur mesure !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0120a8857d02970b 2010-02-10T12:35:15+01:00 2010-02-22T11:40:55+01:00 Middlenext a publié en décembre 2009 son code de gouvernement d'entreprise à l'usage des VaMPs. Objectif: produire un code réellement adapté à la taille des Midcaps. Ce n'est donc pas un code AFEP/MEDEF allégé. Il a été reconnu par l'AMF. Par ailleurs le gouvernement est en train de prendre une série de mesures en faveur des Midcaps.
10/02/2010 - Valeurs petites et moyennes, enfin une gouvernance sur mesure ! - Reginfo Middlenext a publié en décembre 2009 son code de gouvernement d'entreprise à l'usage des VaMPs. Objectif: produire un code réellement adapté à la taille des Midcaps. Ce n'est donc pas un code AFEP/MEDEF allégé. Il a été reconnu par l'AMF. Par ailleurs le gouvernement est en train de prendre une série de mesures en faveur des Midcaps. Laurent ROUYRES
En effet, je salue les actions de Mme Lagarde qui a lancé un ambitieux programme de réformes. Nous attendons beaucoup du rapport Demarigny car il faut savoir que chaque année en Europe 300 sociétés quittent la cote. S'agissant de la France, l'ANC va autoriser les sociétés qui effectuent leur transfert d'Euronext vers Alternext en vertu de la faculté ouverte par la loi d'octobre dernier, à pouvoir revenir aux French Gaap si elles le souhaitent. Or, ne plus être obligé de présenter des comptes consolidés en IFRS, cela peut représenter une économie de l'ordre de 150 000 euros pour certaines sociétés, ce qui n'est pas négligeable. A l'heure actuelle, 80% des sociétés cotées sur Alternext ne sont pas aux IFRS et cela ne posait pas de problèmes aux investisseurs avant la crise. En dehors de ces réformes ou de ces projets de réforme, nous avons deux attentes supplémentaires. D'une part l'instauration de programmes de rachat d'actions sur Alternext identiques à ceux d'Euronext, d'autre part l'abaissement au niveau européen du seuil de retrait à 90% afin de faciliter les sorties de la cote : les sociétés se coteront d'autant plus facilement qu'elles pourront sortir. Par ailleurs, nous allons négocier avec Euronext une baisse des tarifs de transfert actuellement trop élevés. Enfin, nous allons participer au débat sur la révision de la MIF. Cette directive est une catastrophe pour les Vamps. Euronext a fermé ses plateformes régionales et tout l'écosystème autour des petites et moyennes valeurs a été bouleversé. C'est un vrai problème.
Propos recueillis par Andréa Bonhoure
Caroline WEBER, Directrice Générale de Middlenext
L'AMF ne sera pas le notaire de la gouvernance française
03/02/2010 - L'AMF ne sera pas le notaire de la gouvernance française - Reginfo Les voeux officiels de l'AMF pour l'année 2010 sont l'occasion pour son président, Jean-Pierre Jouyet, d'affirmer son pouvoir de régulateur, dans les domaines de la norme, de la promotion des meilleures pratiques, et des sanctions. Laurent ROUYRES
Décidément, le nouveau président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, a décidé d'imprimer sa marque. Et en plus, il a le sens de la formule. Lors des v½ux de l'institution à la presse le 28 janvier dernier, il a placé le gouvernement d'entreprise en tête des préoccupations du régulateur, estimant qu'une bonne gouvernance constitue l'une des conditions du retour à la confiance sur les marchés. Ce n'est pas la première fois que Jean-Pierre Jouyet s'exprime sur le sujet. Déjà lors de la présentation du rapport de l'AMF sur les rapports de contrôle interne, il avait insisté sur le lien entre gouvernement d'entreprise et qualité de l'information financière. Nous vous en avions parlé ici. Mais il n'a sans doute jamais été si ferme que lors de cette rentrée. Ainsi a-t-il déclaré que l'AMF ne serait pas le « notaire » de l'AFEP/MEDEF en matière de gouvernance. En d'autres termes, il n'est plus question que le régulateur se contente de vérifier chaque année la bonne application des règles de gouvernance sans avoir la possibilité d'évoquer les améliorations qui lui semblent nécessaires. La formule a déjà fait le tour de la Place de Paris.
Voici l'extrait de son intervention sur ce sujet :
« Qui dit confiance dans les marchés, dit aussi confiance dans les émetteurs. J'ai la conviction que l'amélioration de la gouvernance d'entreprise sera de plus en plus exigée par l'investisseur. Car une entreprise dont la gouvernance est inadaptée, une entreprise dont les procédures de contrôle interne sont faibles, se met en risque et ses actionnaires peuvent en faire les frais. Prenons les devants. C'est le sens des propositions que nous avons faites fin 2009 et le sens de nos pistes de réflexion pour améliorer encore le code AFEP/MEDEF sur la rémunération des dirigeants d'entreprises et la gouvernance. Il serait étrange de demander au régulateur de s'assurer de la bonne application d'un Code tout en lui déniant le droit de faire des propositions pour le compléter. Ce n'est pas là ma conception de ma mission. Des progrès peuvent encore être faits. La question de l'exercice des stock-options, qui est l'un des sujets soulevés par l'affaire EADS, mérite qu'on y revienne dans l'intérêt des dirigeants et plus fondamentalement du marché. Chacun a intérêt à un meilleur encadrement de ces modes de rémunération. L'indépendance, la diversification, la féminisation des conseils d'administration doivent être renforcées. Nous devons aussi rester vigilants sur toute situation de cumul de mandats et de rémunérations pouvant conduire à des conflits d'intérêt ».
« Nous ne renoncerons pas à notre pouvoir de sanction »
La diffusion d'accusations mensongères sur Internet peut coûter cher !
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef012876fea81f970c 2010-01-22T09:13:12+01:00 2010-01-22T13:26:22+01:00 La Commission des sanctions de l'AMF vient de publier trois décisions. La première concerne un internaute indélicat ayant accusé à tort et de manière assez virulente une société cotée de manipuler ses comptes sur un site boursier. Les deux autres éclairent la définition du manquement d'initié.
22/01/2010 - La diffusion d'accusations mensongères sur Internet peut coûter cher ! - Reginfo La Commission des sanctions de l'AMF vient de publier trois décisions. La première concerne un internaute indélicat ayant accusé à tort et de manière assez virulente une société cotée de manipuler ses comptes sur un site boursier. Les deux autres éclairent la définition du manquement d'initié. Laurent ROUYRES
La Commission des sanctions de l'AMF vient de publier trois décisions. La première concerne un internaute indélicat ayant accusé à tort et de manière assez virulente une société cotée de manipuler ses comptes sur un site boursier. Les deux autres éclairent la définition du manquement d'initié.
20 000 euros pour avoir diffusé des fausses informations sur Internet
Commençons par la décision prononcée à l'encontre de Roland Testuz, en date du 1er octobre 2009, mise en ligne sur le site de l'AMF le 14 janvier. En février 2007, Roland Testuz dénonce au service de la médiation de l'AMF de prétendues fausses informations délivrées par une société X (l'AMF a anonymisé le nom de la société concernée, nous faisons le choix de respecter cet anonymat). Il adressera encore deux courriers en juin et en octobre. En juillet 2007, l'AMF décide d'enquêter sur le titre X mais aussi sur les informations délivrées par Roland Testuz. Il faut dire qu'en juin, juillet et août 2007, il livre ses «révélations» concernant les comptes de la société X sur Internet via le site Boursica.com. Et il n'y va pas de main morte, comme le relève la commission des sanctions dans sa décision : utilisation fautive d'un compte «report à nouveau», abandons frauduleux de créances, honoraires fictifs, erreurs dans les comptes sur les amortissements etc. Roland Testuz revendiquant lui-même sa qualité de réviseur comptable en Suisse, l'AMF observe - un brin ironique --qu'il ne pouvait donc «pas méconnaître que certaines au moins de ces informations --notamment celles relatives au report à nouveau et à la comptabilisation des provisions et amortissements --étaient trop fragiles pour que leur publication ne dût pas être précédée de précautions minimales de vérification dont l'accomplissement lui aurait fait apparaître le caractère grossièrement erroné». L'intéressé, qui ne s'est pas rendu à la convocation de l'AMF, a été condamné à une sanction de 20 000 euros ainsi qu'à la publication (non anonymisée pour ce qui le concerne) de la décision au BALO, sur le site de l'AMF et dans le recueil de décisions annuel de la commission.
Des investissements répondant à des objectifs propres et cohérents
Andréa Bonhoure
Brève Christine Lagarde a annoncé le 18 janvier dernier un certain nombre de mesures en faveur du marché obligataire, dans le cadre des travaux du Haut comité de Place.
Encore une réforme des offres publiques !
14/01/2010 - Encore une réforme des offres publiques ! - Reginfo Le projet de loi de régulation bancaire et financière a été déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale le 16 décembre dernier. Il est actuellement entre les mains de la Commission des finances de l'Assemblée. Ce texte tire les leçons... Laurent ROUYRES
2010, réformes et travaux réglementaires à venir
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef012876b3081a970c 2010-01-07T11:36:23+01:00 2010-01-14T10:33:45+01:00 Calendrier prévisionnel des réformes et travaux réglementaires. AMF: -30 décembre 2009, mise à jour de son Règlement Général, Livre II -Fin mars 2010, conclusions du groupe de travail sur la promotion du système français de régulation -Juin 2010: conclusions du groupe de travail sur le contrôle interne -Réforme du système de sanctions Gouvernement: -Projet de loi de régulation financière et bancaire IASB: -Réforme de la norme IFRS9: provisionnements -Réforme de la norme IFRS9: couvertures
07/01/2010 - 2010, réformes et travaux réglementaires à venir - Reginfo Calendrier prévisionnel des réformes et travaux réglementaires. AMF: -30 décembre 2009, mise à jour de son Règlement Général, Livre II -Fin mars 2010, conclusions du groupe de travail sur la promotion du système français de régulation -Juin 2010: conclusions du groupe de travail sur le contrôle interne -Réforme du système de sanctions Gouvernement: -Projet de loi de régulation financière et bancaire IASB: -Réforme de la norme IFRS9: provisionnements -Réforme de la norme IFRS9: couvertures
31/12/2009 - La MIF sur la sellette aux entretiens de l'AMF ! - Reginfo Les Entretiens annuels 2009 de l'AMF comprenaient deux tables rondes: -L'avenir de la régulation financière: unanimitié sur la nécessité d'une organisation mondiale de la finance, pour prévenir les crises -Le bilan de la directive MIF, deux ans après son entrée en application, semble assez négatif d'après ses intervenants, créant notamment pour les émetteurs une opacité sur le suivi de leurs titres Jean-Pierre Jouyet a clos la session en présentant le programme de travail 2010 de l'AMF.
24/12/2009 - Le gouvernement d'entreprise dans tous ses états - Reginfo L'AMF a publié le 8 décembre son 6ème rapport annuel sur le gouvernement d'entreprise et le contrôle interne, qui s'appuie sur l'étude des documents de référence 2008 de 100 sociétés cotées (50 du compartiment A (36 du CAC40), 20 du compartiment B et 30 du compartiment C). Les résultats sont plutôt encourageants selon l'AMF: 73% des sociétés ont un référentiel de contrôle interne. L'AMF propose, à la fin se son rapport, des pistes de réflexion, annonçant une politique plus volontariste du régulateur en matière de gouvernance. Laurent ROUYRES
Voir également le rapport spécial de l'AMF sur les rémunérations, publié le même jour. On comparera utilement ces travaux avec le premier rapport annuel AFEP/MEDEF sur le gouvernement d'entreprise, publié le 18 novembre dernier, dont nous vous avions parlé dans ce billet.
Brève : Middlenext annonce la publication de son code de gouvernement d'entreprise dédié aux valeurs petites et moyennes le 18 décembre dernier. Nous vous en avions parlé sur le blog dès le mois de juillet dans ce billet.
L'AMF donne une leçon de bonnes pratiques pour les documents de référence
tag:typepad.com,2003:post-6a00d83448208853ef0128765ed8e9970c 2009-12-17T11:04:54+01:00 2009-12-17T11:04:54+01:00 L'AMF a publié le 10 décembre un nouveau Guide d'élaboration du document de référence, qui met en relief un certain nombre de bonnes pratiques. Un Questions-Réponses est également disponible et traite des modalités de dépôt, de diffusion, de correction et d'actualisation du document de référence.
09/12/2009 - Labrador et Sciences Po lancent la première édition du classement de la Transparence ! - Reginfo Labrador et Sciences Po présentent le Classement de la Transparence du SBF 120. Legrand, Bic et PSA Peugeot Citroën occupent les trois premières places de la première édition de ce classement annuel inédit. L'évaluation des meilleures pratiques permettra de mesurer les progrès des sociétés cotées sur la transparence de leur information financière réglementée. Laurent ROUYRES
Legrand, BIC et PSA en tête du classement
Surprise ! On pouvait s'attendre à ce que les sociétés les plus transparentes appartiennent au CAC40. Or, ce n'est pas tout à fait le cas. Alors que la note moyenne de l'ensemble de l'échantillon est de 61 sur 100, les lauréats du classement général sont :
1.Legrand(88 sur 100), 2.Bic (87 sur 100), 3.PSA (85 sur 100).
Voici le classement par secteur d'activité :
1. Pétrole/gaz/matériaux/bâtiment : Air Liquide (84 sur 100) 2. Biens et services industriels : Legrand (88 sur 100) 3. Biens de consommation/santé : Bic(87 sur 100) 4. Services aux consommateurs : PagesJaunes (77 sur 100) 5. Services aux collectivités/technologie : Alcatel-Lucent (77 sur 100) 6. Sociétés financières : Crédit Agricole (78 sur 100)
Méthodologie: ce classement est issu d'une analyse objective fondée sur 4 piliers essentiels :
Andréa Bonhoure
Gouvernance : le grand bond en avant des sociétés françaises
26/11/2009 - La nouvelle IAS 39 est arrivée, mais l'Europe retarde son adoption - Reginfo Le premier volet de la réforme de la norme comptable IAS 39 (valorisation des actifs financiers à leur juste valeur) soumis à consultation par l'IASB en juillet 2009, et qui portait sur la classification des instruments financiers, a essuyé de très vives critiques, françaises surtout. L'IASB a donc revu sa copie, pressé par l'Europe et par l'urgence de la crise, et rendu le 12 novembre 2009, un projet d'amendement portant désormais le nom d'IFRS 39. Mais l'Europe ne validera ce premier volet de la réforme que lorsque les deux derniers seront achevés (sur les provisionnements et sur les couvertures) . Reste une inconnue: l'adoption de la nouvelle norme IFRS 39 par le normalisateur américain (FASB).
19/11/2009 - Brainstorming à l'AMF sur les comités d'audit - Reginfo Le 4 novembre, l'AMF lance un groupe de travail de 28 personnes sur les comités d'audit. Leur mission consiste à détailler les responsabilités du comité d'audit, rendu obligatoire par l'ordonnance du 8 décembre 2008, et à statuer sur le caractère évaluatif du rapport du président, dont le champ a été étendu à la gestion des risques par la loi DDAC du 3 juillet 2008. Laurent ROUYRES
L'AMF a annoncé le 4 novembre dernier la mise en place d'un groupe de travail sur les comités d'audit. Il comprend 28 membres, dont plusieurs représentants d'entreprise, des associations comme l'AMRAE (Association pour le management des risques et des assurances de l'entreprise), l'IFACI (Institut de l'audit interne), Middlenext, Acteo ainsi que des professionnels comptables. Le groupe est piloté par Jean-François Lepetit et Olivier Poupart-Lafarge, tous deux membres du collège de l'AMF. Précisons que le groupe de travail comprend également un représentant de la Chancellerie, et un autre du Trésor.
L'objectif des travaux ? Disposer, selon l'AMF, d'une interprétation claire des textes relatifs aux comités d'audit. Pour mémoire, la directive du 17 mai 2006, dite "8e Directive", transposée en droit français par une ordonnance du 8 décembre 2008, impose désormais aux sociétés cotées de se doter d'un comité spécialisé en charge d'assurer le suivi :
- du processus d'élaboration de l'information financière ; - de l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques ; - du contrôle légal des comptes annuels et, le cas échéant, des comptes consolidés par les commissaires aux comptes ; - de l'indépendance des commissaires aux comptes.
Par ailleurs, la loi portant diverses dispositions d'adaptation du droit des sociétés au droit communautaire, dite "loi DDAC" en date du 3 juillet 2008, a étendu le rapport du président aux procédures de gestion des risques.
Même si la plupart des sociétés cotées disposent à l'heure actuelle d'un comité d'audit, ces textes n'en apportent pas moins des nouveautés en termes de responsabilité et d'organisation, qui nécessitent d'être éclaircies.
L'AMF souhaite donc que ce groupe de travail soit l'occasion de :
- décliner de manière concrète les missions du comité d'audit, dans le respect de l'ordonnance, en donnant un éclairage sur la terminologie employée par celle-ci ; - prévoir les adaptations nécessaires pour les valeurs moyennes et petites (« VaMPs ») ; - revenir sur la question du caractère évaluatif ou non du rapport du Président.
Rappelons que la sortie de l'ordonnance du 8 décembre a soulevé nombre de débats juridiques autour des obligations qu'elle contenait:
06/11/2009 - "Le droit de la communication financière": la réglementation enfin expliquée ! - Reginfo Pierre Clermontel est interviewé par Labrador suite à la publication de son livre "Le droit de la communication financière". Pour lui, la réglementation actuelle est éparse et complexe. Le foisonnement des textes peut faire craindre une régulation excessive, entraînant les effets pervers de "trop de transparence". La communication financière tend selon lui au formalisme, les inventaires descriptifs tenant lieu d'explications et de preuves. La charge des responsabilités, la complexité et la densité de l'information à communiquer rendent difficile la lecture des résumés de prospectus par exemple. Pour autant, l'harmornisation européenne du droit de la communication financière permet de constater aujourd'hui une convergence des pratiques, et le cadre réglementaire français, complet, ne demande plus qu'à être stabilisé. Réponse de Labrador. Sur le formalisme: une normalisation de l'information est nécessaire, premièrement pour permettre sa comparabilité, ensuite pour l'adoption des meilleures pratiques par les émetteurs. Sur les résumés: Labrador est convaincu de la possibilité de rédiger en termes simples les résumpés des prospectus.