Risk Appetite : vers une stratégie et un déploiement efficaces

07/04/2016 | EIFR

Les établissements financiers affinent le dispositif opérationnel de l’appétit au risque et notamment son déploiement aux lignes métier, sous l’œil toujours très attentif des régulateurs. Les deux cadres SREP et CCAR imposent la détection des risques matériels et la mise en place des limites associées à un niveau de détail très fin.

Les régulateurs attendent des institutions une définition détaillée de leur appétit au risque articulée autour des mesures qualitatives et quantitatives spécifiques. Les institutions doivent clairement spécifier les niveaux de tolérance aux risques les plus importants et s’assurer de les intégrer au niveau opérationnel en restant en ligne avec les process de gestion des risques en place.

Les éléments qui soutiennent l’appétit au risque et notamment le couple profil de risque/rendement doivent ainsi être accompagnés par des précisions sur des limites et sur les seuils de tolérance, déployés dans l’ensemble des lignes métiers, activités, filiales ...

La sensibilité des résultats aux cycles conjoncturels, aux événements de crédit, de marché ou opérationnels et l’impact de l’environnement macro-économique, doivent désormais être matérialisés par des critères quantitatifs et qualitatifs très précis.

La détermination et la formalisation de l’appétit au risque passent au premier plan et peuvent donner place à une appréhension légitime du top management quant à la marge de manœuvre que les politiques et procédures concises peuvent laisser au business - notamment, lors d’une période d’appétit au risque structurellement très faible : se posent alors les questions de l’ajustement lors du possible retour à la normale.

L’arbitrage entre objectifs business et niveau d’appétit au risque nécessite des décisions de mise en cohérence générale : afin de les éclairer, il est nécessaire de s’appuyer sur une formalisation idoine de l’appétit au risque, et d’un processus d’actualisation régulier.