Intermédiaires en services financiers (CIF, IOBSP) : mutations et défis

19/05/2016 | EIFR

Les effets cumulés des directives européennes (Mifid, Priips, Solvency 2…) et l’essor des plateformes de Fintech ont un effet structurel sur les métiers de conseil et de distribution de services financiers. Il faut repenser business models et modes opératoires dans quatre directions :

1- Conditions d’exercice du métier (agréments).

2- Chaîne métier entre producteur et client final et impact sur les circuits (mandats, responsabilité amont et aval), 3- rémunération, 4- surveillance et contrôles (par les « producteurs », les régulateurs, les structures professionnelles, les équipes internes…).

Ces filières sont caractérisées par un ancrage assez profond dans les cultures et pratiques nationales. Les principes européens doivent donc se décliner de manière harmonieuse et cohérente avec les pratiques locales. Par exemple, les lignes directrices de l’ESMA pour l’évaluation des connaissances et compétences nécessaires dans le contexte de MiFID II sont actuellement soumises aux superviseurs nationaux qui devraient les adapter aux besoins et à la réalité de ces activités. Le conseil est au cœur du processus de vente d’un produit financier et ce d’autant plus que le consommateur est éloigné de la culture financière. Comment dans ce cas intégrer du conseil robotisé ? Comment lier le conseil à l’acte de vente ? Comment valoriser le conseil pour qu’il soit rémunéré ?

Ce séminaire a pour objectif de faire avancer ce débat.