CMU : les préalables indispensables selon CEPS et ECMI « repenser l’intégration financière »

23/05/2016 | EIFR

L’intégration financière en Union européenne, et tout autant dans la zone euro, est en panne. Les institutions financières ont tendance à diminuer leurs positions extérieures au sein et hors de l’UE, et à se replier sur leur marché national, en raison principalement de leur fragilité et de leur tendance à acheter de la dette souveraine nationale. Or un tel repli rend les économies européennes plus vulnérables face à des chocs asymétriques, ce qui, dans le cadre de la zone euro, fragilise l’union monétaire. Or, une action à l'échelle européenne pour promouvoir la concurrence entre les marchés des capitaux nationaux pourrait libérer jusqu'à 1,8 milliards d’euros de liquidités et de dépôts à investir au niveau européen dans des projets plus rentables et plus risqués pour créer la croissance et l'emploi.

Fin 2014, ECMI et CEPS ont formé le groupe European Capital Markets Expert Group (ECMEG) dans le but de fournir une contribution à long terme au débat sur le projet Capital Markets Union. Ce rapport final de ce groupe de travail vise à repenser les politiques d'intégration financière dans l'Union européenne et de concevoir un plan à l'échelle européenne pour éliminer les obstacles à une plus grande intégration des marchés. Il propose une méthodologie pour identifier et hiérarchiser les obstacles transfrontaliers à l'intégration des marchés des capitaux et fournit un ensemble de recommandations politiques pour améliorer ses éléments clés : découverte des prix, l'exécution et de l'application.

Fabrice Demarigny et Diego Valiante, auteur de ce rapport, responsable des marchés financiers et institutions financières à CEPS et Directeur de la recherche à ECMI, présenteront ses conclusions et ses préconisations. Le débat sera alimenté par la présence du Trésor, de l’AMF et d’Euronext.